lundi 21 janvier 2013

A comme Alone - Thomas Geha


A comme Alone
Thomas Geha

Pépé est un Alone, l'un de ceux qui errent sur les autoroutes sauvages d'une France post-cataclysmique, en proie aux hordes de pelerinceurs, aux monstrueuses voitortues, aux mutants diaboliques et aux fanatiques de tous bords. Il cherche Grise, la femme qui l'a élevé et qu'il aime encore. Mais y a-t-il encore de la place pour ce sentiment dans un monde sans pitié ? Qui triomphera ? A comme Amour ou A comme Anarchie ? A comme Apocalypse ou A COMME ALONE...





La civilisation technologique telle que nous la connaissons n'est plus. Le monde est maintenant un champ de ruines où survivent, sur les vestiges du passé, quelques hommes. Les villes sont devenues des zones mortelles à l'air souvent toxique, contrôlées par des mutants redoutables. 
Dans ce contexte, de nombreux fanatiques arrivent à rassembler des groupes de survivants. Ils sont souvent violents voire cannibales et il ne fait pas bon croiser leur chemin.
Pépé est un Alone, un solitaire, un survivant. Comme tous les Alones, il se déplace beaucoup afin de pourvoir à sa subsistance. Armes à la mains, il a appris à être un redoutable combattant dès son plus jeune âge. Quand on doit survivre dans ce monde ravagé, il faut être un guerrier hors du commun sinon mieux vaut devenir un mouton et intégrer un groupe de fana.
Mais être Alone ne veut pas dire ne pas avoir d'amis et Pépé va devoir prendre beaucoup de risque s'il veut sauver ses amis...

« - Ben, tu vois, je suis un Alone, un mec qui ne se joint à aucun groupe, jamais ; un mec qui pense pouvoir se défendre tout seul en cas de besoin. Les Rasses, les Fanars et les groupes militaires en particulier, n'apprécient guère les Alones, et c'est réciproque. Les Rasses détestent les Alones parce que, généralement, ils savent foutre la merde dans les groupes quand, par malchance, ils en croisent. Et les Alones évitent les Rassemblés, rongés par le fanatisme - religieux le plus souvent - parce qu'ils sont trop... nombreux. C'est que, même balèze, un Alone a du mal à affronter une vingtaine de fous furieux. »

Thomas Geha exprime son admiration pour Julia Verlanger dans l'avant-propos. Cette admiration, on la ressent très vite dans la lecture de A comme Alone. En effet, dès les premières pages, on voit l'influence qu'a eu Julia Verlanger dans la création de ce livre. L'univers et l'atmosphère sont très proches de L'autoroute sauvage, un des livres les plus connus de cette grande auteure.

Cette influence ne m'a pas gêné, bien au contraire, et le clin d'oeil m'a rappelé que j'avais encore 2 intégrales de Julia Verlanger à lire. 

Thomas Geha a choisi de raconter son récit à la première personne. Ce héros narrateur étant relativement peu instruit, il utilise un style direct et incisif. C'est parfaitement réussi et reflète bien l'atmosphère générale.
L'histoire de Pépé est passionnante, on ne s’ennuie jamais. L'auteur dose à merveille la découverte de son univers post-apocalyptique et les aventures de Pépé. J'ai trouvé le passage traitant de l'expédition sur Rennes très réussi. L'atmosphère y est étouffante, on tremble avec nos héros.

Le personnage de Pépé est très sympathique. Son instinct de survie développé à l’extrême  ne masque pas sa forte sensibilité ni son sens de l'honneur. Gaby et Flo sont également très intéressants et attachants, et je me réjouis de les revoir probablement dans le deuxième tome de la série. 

Pour conclure, A comme Alone est un roman post-apocalyptique palpitant. Une bien belle réussite qui m’incite à lire les autres titres de cet auteur. 

Note : 8/10


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